"Suite for Battling Siki"

by Mauro Gargano

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    Mauro Gargano "Suite for Battling Siki" (2016)

    Adama Adepoju- comedien (boxeur)
    Frederic Pierrot- comedien (coach)
    Jason Palmer - trompette
    Ricardo Izquierdo -sax tenor, sax soprano
    Manu Codjia -guitare
    Bojan Z - piano, rhodes
    Mauro Gargano -contrebasse, compositions, textes.
    Jeff Ballard - batterie.



    Présentation en français:

    Le 16 décembre 1925, le boxeur franco-sénégalais Battling Siki est abattu à coups de revolver dans une rue de New-York. Il n’a pas trente ans. On ne retrouvera jamais son assassin. Une mort à l’image de sa vie, tissée d’énigmes.
    Il naît à Saint-Louis du Sénégal en 1897. Puis, vers l’âge de dix ans, il est emmené en Europe par une danseuse hollandaise. Elle l’ abandonne à Marseille. Il y dispute ses premiers combats de boxe, vers l’âge de 13 ans, avant de participer, en tant qu’engagé volontaire, à la guerre de 14-18 – où sa bravoure lui vaut la croix du mérite, la croix du guerre et le titre d’adjudant. Sa carrière pugilistique reprend en 1919. Il gagne sur tous les rings d’Europe contre des champions attitrés, mais sans convaincre : il n’affronte, dit-on, que des boxeurs de second plan. En 1922, près de Paris, il rencontre pour le titre mondial l’immense champion Georges Carpentier, le héros de toute la France et, à la surprise générale, il le surclasse, le dévaste, l’envoyant définitivement au tapis en six rounds…
    Une enfance romanesque, une guerre héroïque, un triomphe sportif déjouant tous les pronostics : ces circonstances devraient lui valoir la gloire et l’argent. Or, Siki ne récolte que railleries et diffamations. Dans la presse, largement acquise au racisme, ses hauts faits se retournent contre lui. Son courage sous les drapeaux ? Allons, ce n’était que l’inconscience propre aux nègres ! Sa victoire sur Carpentier ? Un coup de chance, peut-être même une tricherie ! Siki s’exile alors aux Etats-Unis, mais là-bas aussi, c’est à devenir fou. Malgré ses qualités, il ne peut pas boxer contre les meilleurs, car ceux-ci sont blancs et ne veulent pas risquer le sort de Carpentier.
    Alors, puisque les rings le refusent, Siki l’indomptable se bagarre dans les cafés, quand on refuse de le servir parce qu’il est noir… Il se bat aussi dans la presse, rendant coup pour coup. « Vous avez une statue de la liberté, déclare-t-il à un journaliste américain, mais c’est un mensonge. Il n’y a pas de liberté ici, pas pour les gens comme moi ! » C’est sans doute en voulant corriger un raciste qu’il trouvera la mort – à moins que la mafia n’ait voulu le punir pour un combat où il avait refusé de se coucher…

    La vie a fait de Siki un nomade. Au fil des titres de son album, le musicien Mauro Gargano a choisi, pour lui rendre hommage, de suivre sa trace dans les villes où s’est déroulée son histoire. Cela va de Saint-Louis à Amsterdam, où Siki a rencontré son épouse, de Dublin où il a perdu son titre de champion du monde, au quartier irlandais de New York où il a été descendu... Et cela donne une brillante sarabande musicale, jouant avec jubilation des influences les plus diverses. Mais le principal enjeu n’est pas là. L’album « Suite for Battling Siki » est, plus encore qu’un voyage géographique, une exploration intime – Mauro Gargano a pratiqué la boxe, et ça s’entend, sa musique la raconte de l’intérieur...
    Chacun des morceaux qui compose cette œuvre s’ouvre dans une sorte de brouhaha. On devine qu’on est au bord du ring, lors du fameux match de Siki contre Carpentier. On entend la voix de l’entraîneur qui donne ses consignes au boxeur (« Crois-moi, tu fais ce que je te dis ! T’as confiance en moi ? ») Mais que valent ses mots ? Parle-t-il pour son bien ou pour le trahir ? On entend aussi Siki qui, dans des monologues intérieurs, s’exhorte, s’interroge, confie ses espoirs, ses rêves, sa trouille. « J’en ai marre de me salir les mains avec mon propre sang. Dieu sait si ça fait mal… » Saisissante sincérité, que celle d’un homme acculé dans un coin, dans une impasse où la seule échappatoire est de se battre encore et encore.
    Puis, quand le gong retentit, quand le match reprend, l’entraîneur et le boxeur se taisent, la musique prend le relais. Six fois, à chaque round, la bagarre de cuivres blessés, de cymbales froissées, de notes courant sur la contrebasse recommence. Six fois, c’est une succession de mélodies nerveuses, de tempos saccadés racontant la boxe, comme dans les beaux films noirs qui lui ont été consacrés. Six fois, on devine Siki repartant au combat et Mauro Gargano trouve de nouvelles harmonies pour chanter son énergie, son courage…
    Siki a inspiré des intellectuels et des artistes divers : Ho Chi Minh, Paul Vaillant-Couturier, Ernest Hemingway, Henry Miller ont écrit sur lui. Plus récemment, un opéra et une bd lui ont été consacrés. L’aventure continue, le champion est de retour, aux couleurs du jazz cette fois !

    Jean Marie Bretagne (auteur du livre « Battling Siki » ed.Rey)



    Presentazione in Italiano:

    Il 16 dicembre 1925, il pugile franco-senegalese Battling Siki viene ucciso a colpi di revolver in una strada di New York. Non ha ancora compiuto trent’anni. Il colpevole del suo assassinio non sarà mai trovato. Una morte misteriosa, come tutta la sua vita.
    Una vita di enigmi.
    Nasce a Saint Louis nel Senegal nel 1897. Verso l’età di 10 anni, é portato in Europa in maniera rocambolesca da una ballerina olandese. Lei lo abbandona a Marsiglia, dove disputerà i suoi primi incontri di boxe à l’età di 13 anni, prima di partecipare come volontario alla guerra del 1914-18 dove la sua bravura gli varrà la medaglia al merito, la croce di guerra, e la promozione a luogotenente dell’esercito francese.
    La sua carriera pugilistica riprende nel 1919 vincendo su tutti i rings d’Europa contro veri campioni, ma senza “convincere” dicono… Si dice che affronti solamente dei pugili di “secondo piano”.
    Nel 1922, a Parigi, incontra per il titolo mondiale l’immenso campione Georges Carpentier, l’eroe di tutta la Francia e, alla sorpresa generale, lo surclassa, lo devasta, mettendolo definitivamente a tappeto in 6 rounds…
    Una infanzia fantasmagorica, una guerra eroica, un trionfo sportivo contro qualsiasi pronostico: Queste circostanze dovrebbero valergli la gloria e la ricchezza, ed invece Battling Siki riceve solamente insulti e diffamazione. Nella stampa, largamente avvezza al razzismo, le sue vittorie si ritorcono contro di lui.
    “Il suo coraggio patriottico per bandiera francese? Ma va, solamente incoscienza tipica dei negri… La sua vittoria su Carpentier? Un colpo di fortuna, o forse addirittura una truffa!”
    Siki quindi decide di andare negli USA per sfidare i migliori, ma anche lì, c’è da diventar matti.
    Malgrado tutte le sue qualità gli è impedito di boxare contro i migliori, in quanto i bianchi qui non vogliono finire come Carpentier (il campionato americano era separato fra bianchi e neri da Jack Johnson in poi)…
    I rings americani lo rifiutano, ed anche i bar rifiutano di servirlo perché è nero, e così Siki l’indomabile si batteva contro chiunque gli mancasse di rispetto per riappropriarsi dei propri diritti negati.
    Si batté anche contro la stampa rendendo colpo per colpo:
    “Voi avete una Statua della Libertà”, disse ad un giornalista americano.
    “Ma è una menzogna. Non c’è libertà qui , per quelli come me!”
    Probabilmente trovò la morte cercando di difendersi da un razzista, a meno che la mafia non l’abbia voluto punire per un combattimento dove aveva rifiutato di “andare giù”…
    La vita ha fatto di Battling Siki un nomade.
    Attraverso i brani del suo album, il musicista Mauro Gargano ha scelto per rendergli omaggio, e di seguire le sue tracce attraverso le città nelle quali la sua storia si è svolta.
    Si va da Saint Louis ad Amsterdam, dove Siki incontra la sua futura moglie, da Dublino dove perde il suo titolo mondiale, al quartiere irlandese di New York nel quale si fa assassinare…
    Questo excursus immaginario trova eco in questa sarabande musicale, che prende forza nel mélange delle influenze stilistiche più diverse.
    Ma il principale pregio del disco non è soltanto qui,.
    L’album “Suite for Battling Siki” più che un viaggio “geografico”, è una esplorazione intima. Mauro Gargano ha praticato la boxe, e questo si evince, la sua musica la racconta “dall’interno”…
    Ognuno dei pezzi che compongono quest’opera cominciano partendo da un brusio confuso. Possiamo immaginarci accanto al ring nell’occasione del famoso match Siki vs Carpentier.
    Si sente la voce dell’allenatore che consiglia e sprona il suo pugile (“Credimi, tu fai quello che ti dico! Hai fiducia in me?”).
    Ma quanto valgono queste sue parole? Parla per il suo bene o per tradirlo?
    Si sente anche Siki che in uno dei suoi tormentati monologhi interiori, si rincuora, si interroga, confida le sue speranze, i sogni, la sua paura, il suo dolore:
    “Non ce la faccio più di sporcarmi le mani con il mio proprio sangue. Dio lo sa quanto mi fa male…”
    La sua sincerità colpisce, è quella di un uomo chiuso in un angolo, in un vicolo cieco nel quale l’unica possibilità di uscita è quella di battersi ancora e ancora.
    Poi c’è il gong, il match riprende, l’allenatore ed il pugile tacciono, la musica prende il sopravvento.
    Per sei rounds la lotta fra ance ed ottoni, fra piatti e note gravi del contrabbasso riprende.
    Per sei rounds è una successione di melodie nervose, di ritmi convulsi che raccontano la boxe come in quei bei film noir consacrati ad essa.
    Per sei rounds, scorgiamo Siki che riparte al combattimento, e Mauro Gargano trova delle nuove armonie per cantare la sua energia ed il suo coraggio.
    Battling Siki ha ispirato tantissimi artisti d intellettuali:
    Ho Chi Minh, Paul Vaillant-Couturier, Ernest Hemingway, Henri Miller, Orio Vergani, hanno scritto di lui.
    E più recentemente un documentario, un libro e un fumetto gli sono stati dedicati.
    L’avventura continua, il campione è di ritorno, raccontato dal jazz!

    Jean Marie Bretagne (autore del libro “Battling Siki”, edizioni Rey)

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Le 16 décembre 1925, le boxeur franco-sénégalais Battling Siki est abattu à coups de revolver dans une rue de New-York. Il n’a pas trente ans. On ne retrouvera jamais son assassin. Une mort à l’image de sa vie, tissée d’énigmes.
Il naît à Saint-Louis du Sénégal en 1897. Puis, vers l’âge de dix ans, il est emmené en Europe par une danseuse hollandaise. Elle l’ abandonne à Marseille. Il y dispute ses premiers combats de boxe, vers l’âge de 13 ans, avant de participer, en tant qu’engagé volontaire, à la guerre de 14-18 – où sa bravoure lui vaut la croix du mérite, la croix du guerre et le titre d’adjudant. Sa carrière pugilistique reprend en 1919. Il gagne sur tous les rings d’Europe contre des champions attitrés, mais sans convaincre : il n’affronte, dit-on, que des boxeurs de second plan. En 1922, près de Paris, il rencontre pour le titre mondial l’immense champion Georges Carpentier, le héros de toute la France et, à la surprise générale, il le surclasse, le dévaste, l’envoyant définitivement au tapis en six rounds…
Une enfance romanesque, une guerre héroïque, un triomphe sportif déjouant tous les pronostics : ces circonstances devraient lui valoir la gloire et l’argent. Or, Siki ne récolte que railleries et diffamations. Dans la presse, largement acquise au racisme, ses hauts faits se retournent contre lui. Son courage sous les drapeaux ? Allons, ce n’était que l’inconscience propre aux nègres ! Sa victoire sur Carpentier ? Un coup de chance, peut-être même une tricherie ! Siki s’exile alors aux Etats-Unis, mais là-bas aussi, c’est à devenir fou. Malgré ses qualités, il ne peut pas boxer contre les meilleurs, car ceux-ci sont blancs et ne veulent pas risquer le sort de Carpentier.
Alors, puisque les rings le refusent, Siki l’indomptable se bagarre dans les cafés, quand on refuse de le servir parce qu’il est noir… Il se bat aussi dans la presse, rendant coup pour coup. « Vous avez une statue de la liberté, déclare-t-il à un journaliste américain, mais c’est un mensonge. Il n’y a pas de liberté ici, pas pour les gens comme moi ! » C’est sans doute en voulant corriger un raciste qu’il trouvera la mort – à moins que la mafia n’ait voulu le punir pour un combat où il avait refusé de se coucher…

La vie a fait de Siki un nomade. Au fil des titres de son album, le musicien Mauro Gargano a choisi, pour lui rendre hommage, de suivre sa trace dans les villes où s’est déroulée son histoire. Cela va de Saint-Louis à Amsterdam, où Siki a rencontré son épouse, de Dublin où il a perdu son titre de champion du monde, au quartier irlandais de New York où il a été descendu... Et cela donne une brillante sarabande musicale, jouant avec jubilation des influences les plus diverses. Mais le principal enjeu n’est pas là. L’album « Suite for Battling Siki » est, plus encore qu’un voyage géographique, une exploration intime – Mauro Gargano a pratiqué la boxe, et ça s’entend, sa musique la raconte de l’intérieur...
Chacun des morceaux qui compose cette œuvre s’ouvre dans une sorte de brouhaha. On devine qu’on est au bord du ring, lors du fameux match de Siki contre Carpentier. On entend la voix de l’entraîneur qui donne ses consignes au boxeur (« Crois-moi, tu fais ce que je te dis ! T’as confiance en moi ? ») Mais que valent ses mots ? Parle-t-il pour son bien ou pour le trahir ? On entend aussi Siki qui, dans des monologues intérieurs, s’exhorte, s’interroge, confie ses espoirs, ses rêves, sa trouille. « J’en ai marre de me salir les mains avec mon propre sang. Dieu sait si ça fait mal… » Saisissante sincérité, que celle d’un homme acculé dans un coin, dans une impasse où la seule échappatoire est de se battre encore et encore.
Puis, quand le gong retentit, quand le match reprend, l’entraîneur et le boxeur se taisent, la musique prend le relais. Six fois, à chaque round, la bagarre de cuivres blessés, de cymbales froissées, de notes courant sur la contrebasse recommence. Six fois, c’est une succession de mélodies nerveuses, de tempos saccadés racontant la boxe, comme dans les beaux films noirs qui lui ont été consacrés. Six fois, on devine Siki repartant au combat et Mauro Gargano trouve de nouvelles harmonies pour chanter son énergie, son courage…
Siki a inspiré des intellectuels et des artistes divers : Ho Chi Minh, Paul Vaillant-Couturier, Ernest Hemingway, Henry Miller ont écrit sur lui. Plus récemment, un opéra et une bd lui ont été consacrés. L’aventure continue, le champion est de retour, aux couleurs du jazz cette fois !

Jean Marie Bretagne (auteur du livre « Battling Siki » ed.Rey)

credits

released January 5, 2016

Adama Adepoju- comédien (boxeur)
Frederic Pierrot- comédien (coach)
Jason Palmer - trompette
Ricardo Izquierdo -sax tenor, sax soprano
Manu Codjia -guitare
Bojan Z - piano, rhodes
Mauro Gargano -contrebasse, compositions, textes.
Jeff Ballard - batterie.



Produced & Composed by Mauro Gargano
Associate Producer: Michele Di Donna.

Recording & mixing 28 & 29 March 2012 by Philippe Tessier Ducros at Sequenza studio (Montreuil)
Voices recording by Mauro Gargano at Jouy Studio (Paris)
Mastering by Raphael Jonin.

Release February 2016

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Mauro Gargano Paris, France

MAURO GARGANO (double bass player, composer; arranger)

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Track Name: Peu
Composition, textes, arrangement by Mauro Gargano

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